Petit-duc scops

Nous avons le projet d’en savoir un peu plus sur le Hibou petit-duc (otus scops) en Côte d’Or et notamment dans le secteur des Hautes-Côtes de Nuits et de Beaune. Pour cela, nous allons faire des écoutes dans les villages pour repérer les chanteurs, informer les habitants de ces communes pour les sensibiliser et pouvoir ainsi recueillir un maximum d’informations.
Un flyer sera distribué dans les villages et nous comptons sur l’aide de tous les bénévoles pour noter les chanteurs ou les observations directes. Vous pouvez nous contacter par l’intermédiaire de la page contact.

 

Vous pouvez écouter son chant ici, à ne pas confondre avec le chant du crapaud accoucheur. (source www.chants-oiseaux.fr)

Chant du Crapaud accoucheur ou Alyte accoucheur (Alytes obstetricans) ci-dessous

Actualités « la Choue »

La saison 2018 est lancée, et bien lancée : plus de la moitié des nichoirs à Hulotte ont déjà vécu leur contrôle hivernal.

Les appareils photos posés à proximité de nichoirs pour essayer de mieux comprendre ce qui s’y passe ont donné des premiers résultats prometteurs : visite de Martre, d’Écureuil, mais visite moins attendue d’un Autour.

 

Le partenariat avec la Fondation Nature & Découvertes et le CD21 s’annonce prometteur. 14 de ces appareils pièges seront bientôt opérationnels.

Les 6 élus du bureau de « la Choue » auront cette année chacun une responsabilité au  sein des projets de l’association (en plus de leur rôle au bureau) :

– Reynald, le président, suite à son déménagement dans l’Auxois : « se rapprocher » des Chevêches en vue d’une étude de leur régime alimentaire,

– Alain, le vice-président : profiter de sa proximité de la zone pour se pencher, efficacement on l’espère, sur une petite population  de Hibou petit-duc. Avec à la clé la pose d’une trentaine de nichoirs récupérés suite à un projet datant d’une dizaine années, mais qui ne s’était pas concrétisé,

– Gérard, le secrétaire : suivre de près le projet Chouette de Tengmalm : pose de nichoirs anti-Martre dans une première forêt du Jura. Pose cet été et projet destiné à s’étoffer au fil des années. La Martre est responsable de l’échec de la moitié des reproductions de la Tengmalm, tant en cavités qu’en nichoirs, si ceux-ci ne sont pas protégés, De plus, les populations de Tengmalm sont en baisse, pas seulement en Franche-Comté.

– Dominique, le secrétaire adjoint : animer la nouvelle équipe Sud 71 en vue de la pose de nichoirs à Effraie,

– Hugues, le trésorier : suivi des Chouettes hulottes dans une dizaine de forêts bourguignonnes, avec l’appui de Reynald, photographe maison, pour le contrôle des appareils photos pièges,

– Denis, le trésorier adjoint : pose de nichoirs à Effraie dans le Sud 21 et le Nord 71. Suite de la série : nous en sommes à 67.

Bien évidemment, chaque responsable de projet sera épaulé par d’autres bénévoles de « la Choue ».

Si l’un d’entre eux vous tente (les projets, pas les membres du bureau !), vous êtes les bienvenus. Contactez-nous par ce site.

Montier en Der

En visite au 21ème festival international de la photo animalière et de nature à Montier en Der du 16 au 19 novembre, « la Choue » a savouré 4 coups de coeur (au moins !) :

– Sréphanie et David Allemand : « Owls » = les 13 espèces de rapaces nocturnes européens déclinés de jour uniquement. Si l’exercice parait accessible pour les 4 espèces nordiques (Chouettes harfang, lapone, de l’Oural et épervière) qui bénéficient de plusieurs mois à 24 heures de jour non stop, cela s’avère plus compliqué avec d’autres espèces bien nocturnes.

Un beau cadeau pour Noël. Ne tardez pas. L’édition risque d’être épuisée rapidement et il faudra attendre une réédiiton.

Owls

 

 

 

 

 

 

 

 

– Markus Varesvuo : « Oiseaux en majesté ». Editions Delachaux et Niestlé. Cela démarre fort avec 5 espèces de nocturnes scandinaves, et cela se poursuit jusqu’au Japon, ses grues et son Pygargue de Steller. Impressionnant! Un autre beau (et lourd) cadeau de Noël.

 

 

 

 

 

 

 

 

– Bernard Claessens et son bol d’oxygène en Finlande avec Ours brun et Gloutons. Photos d’autant plus appréciées quand on connait le contexte.

Spécialiste également du Hibou des marais. Allez visiter son site (pas seulement pour le hibou) : www.brenardclaessensphoto.fr

– Philippe Garcia : « Melrakki » le Renard polaire Islandais. L’auteur séjourne depuis plusieurs années en Islande par passion pour cette espèce.

Il propose des séjours photo ou observation : www.explographe.com

La partie émergée de l’iceberg, car à Montier l’enthousiasme est pratiquement à tous les stands.

Exposé

Le GnuB propose régulièrement des exposés à la fac Gabriel de l’université de Dijon.
Mardi 24 octobre à 18h30, la Choue y parlera de l’influence du régime alimentaire sur la reproduction de la Chouette hulotte.

Voir l’agenda du GnuB https://www.asso-gnub.fr/agenda-nature/

 

Maintenance 2017

nichoir rongé par la martre ?

Pour les bénévoles de l’association, l’été est l’occasion de remettre en état les nichoirs fatigués. Couvercles, tasseaux ou nichoirs sont remplacés par série de 6 ou 8 par jour dans les différentes forêts. Après Cîteaux le 4 août, Givry le 22, ce sera Jugny le 31.
Il nous restera une journée en forêt de Châtillon pour terminer la saison d’entretien.

Les déposes et poses de nichoirs ne se passent pas toujours facilement. Après le départ des jeunes Hulottes, les frelons prennent parfois possession des lieux et y  construisent leur nid. Il faut l’expérience et l’équipement d’un des membres de l’équipe, apiculteur, pour déloger les squatters.

A Givry, nous avons capturé un mâle (non bagué) de Hulotte dans son nichoir. En été c’est assez rare de trouvez les adultes. Ils sont plutôt branchés à l’abri dans les arbres des environs.

 

 

 

A l’heure de la pause, c’est aussi l’occasion de se rafraîchir et de se restaurer. Vous pouvez voir que les nichoirs sont bien utilisés!!

 

 

 

Effraie saison 2017

La saison « plaine de Saône » 2017 a débuté le 8 mai. Elle avait commencé bien avant dans les zones « traditionnelles » (Auxois, Châtillonnais, Vingeanne) avec les Soufflot’s brothers.
Une bonne vingtaine de nichoirs contrôlés ce 8 mai et une présence limitée : 5 nichoirs occupés avec un couple dans chaque et 4 reproductions en cours (taille de ponte de 4 à 6 œufs).
Parmi les 10 adultes capturés, 2 contrôles :
– une femelle baguée par nos soins dans un nichoir situé dans un pigeonnier le 9 mai 2015 sur 2 jeunes et 4 œufs qui donneront 6 jeunes bagués le 22 juin. 2 jeunes également le 26 juin 2016, sans présence d’adultes.
Le 8 mai, la femelle de 2015  couve 4 œufs, accompagnée dans le nichoir par un nouveau mâle (différent de celui de 2015).
– une femelle couvant 4 œufs également. Elle porte une bague Suisse qui lui a été posée dans une commune en bordure du lac de Neuchâtel le 22 juin 2016 alors qu’elle réchauffait 5 jeunes de 12-18 jours.
Il est connu que les jeunes Effraies se déplacent beaucoup, les adultes nettement plus rarement. Celle-ci a parcouru au moins 127 km, distance en ligne droite séparant son lieu de baguage de son lieu de contrôle.
A suivre pour les Effraies…

Hulottes, fin de saison 2017

photo Dominique Morieux

La saison 2017 s’est terminée le 29 avril : 326 jeunes bagués, soit un peu plus de 1 jeune par nichoir disponible. Cela équivaut à une assez bonne année, avec des succès variables selon les forêts :
– 1.32 jeune pour les 106 nichoirs du Châtillonnais = 140
–  0.97 pour les 64 nichoirs du Morvan = 62
–  0.97 pour les 128 nichoirs de la plaine de Saône = 128
Toutes forêts confondues, Jugny remporte la palme, comme à Cannes, avec presque 2 jeunes par nichoir (48 jeunes pour 25 nichoirs).
En attendant le bilan final, en cours de réalisation, deux scoops :
– 1 femelle de Chat forestier et ses 3 jeunes (deux mâles + 1 femelle) en forêt de Saint-Loup.
– 3 attaques de femelles sur le bagueur en train de remonter ou descendre les jeunes.
Naturel, elles défendaient leurs jeunes. La même matinée, sur 3 nichoirs visités successivement. La moyenne habituelle, c’est une attaque tous les 3 ans. Ce qui laisse un peu d’avance pour les années à venir. Les Hulottes ayant annoncé leurs attaques, le bagueur n’a pas subi trop de dégâts et est encore opérationnel. Un bon entrainement pour les chouettes de l’Oural (voir la suite).

La Choue en Croatie

Chouette de l’Oural

Chouette de l’Oural (photo Philippe Perrot)

Une fine équipe de « la Choue » s’est rendue en 2009 en Croatie pour donner un coup de main à deux collègues féminines croates qui ne trouvaient personne pour les aider. Nos 6 joyeux luron(ne)s ont ainsi construit et posé une centaine de nichoirs pour cette cousine XL de la Hulotte (XXXL, c’est la Chouette lapone à laquelle nous rendrons visite une prochaine année en Finlande).

Et l’affaire était lancée. Seulement 7 jeunes bagués en 2010, 14 en 2011, … Il était prévu de retourner voir nos collègues Vesna et Sanja, « leurs » Chouettes de l’Oural et « nos » nichoirs. Opération réalisée et réussie au delà des espérances en cette fin mai. Un minibus rempli de 9 bénévoles de « la Choue », actifs et passionnés (mixité 2/3-1/3) a traversé le tunnel du Mont Blanc, la longue ligne droite de l’Italie (à l’horizontal) pour rejoindre la Slovénie. Après le passage toujours délicat de la frontière slovéno-croate, environ 1100 km en une bonne douzaine d’heures (arrêts compris), arrivée au paradis des Chouettes de l’Oural. Pas seulement.

Contrôle d’un nichoir. (Photo Philippe Perrot)

Un régal avec le contrôle d’une quarantaine de nichoirs connus pour abriter une reproduction. Des individus de tous les âges, de tous les sexes, de toutes les couleurs, de toutes les agressivités. A 1€ la photo, cela aurait rapporté gros.

Une bonne cinquantaine de jeunes ont été bagués. Les grimpeurs locaux, copieusement et prudemment harnachés au niveau de la tête, ont subi un bon nombre d’attaques de la part de quelques femelles particulièrement actives. En comparaison, les Hulottes, c’est du pipeau.

 

 

petite vidéo (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Rencontre inattendue (photo Gérard Olivier)

Myrtille sur le gâteau : une ourse avec ses 4 oursons, bien observés (et photographiés) par seulement la moitié des bourguignons/francs-comtois. En effet, afin de pouvoir contrôler tous les nichoirs (cela va moins vite qu’avec ceux à Hulotte ou à Effraie), deux équipes avaient été constituées, avec à la tête de chacune une de nos amies croates. La seconde équipe a eu les miettes : une bonne dizaine de crottes d’ours bien volumineuses et bien fraiches. Bien provocatrices aussi. Notamment une, absente lors d’un premier passage sur le chemin et présente moins d’une heure après lors du retour. De quoi titiller un peu ceux qui n’avaient pas vu l’ours, notamment les photographes et les inciter à retourner une prochaine année. En effet, une séance de maintenance de certains  nichoirs est à prévoir. Séjour à définir plutôt l’été pour ne pas gêner les Chouettes de l’Oural et pour engloutir des ventrées de myrtilles, tels les ours locaux qui eux seront bien présents à cette époque le de l’année.

Nul doute que les volontaires ne vont pas manquer…
(Voir ici une petite vidéo sur les ours.)

 

Jeune Chouette de l'Oural (photo Philippe Perrot)
Jeune Chouette de l’Oural (photo Philippe Perrot)