Belle des bois

Depuis 25 ans, Fabrice nous mène par le bout du museau à la rencontre des yeux jaunes du Renard et des yeux verts du Chat forestier. Des photos et des récits pleins de vie qui frôlent la perfection. De quoi faire saliver d’admiration et de jalousie la constellation photographique. C’est vrai qu’il consacre beaucoup de temps à sa passion, qui plus est dans un terrain qu’il connaît parfaitement. Ce coin des Vosges qu’il arpente et serpente par tous les matins que lui laisse le monde. Toujours de bonne heure et de bonne humeur, à défaut de bonne météo. Des éternités de patience et d’immobilité, mais sans s’adonner à une somnolence synonyme d’échec. Car c’est presque toujours au moment où l’on pense que l’attente a été vaine, qu’il  va falloir quitter l’affût, que la Nature distribue un petit clin d’œil, sous forme de la bête souhaitée. Pas toujours à la bonne lumière, pas toujours au bon endroit, pas toujours assez longtemps. Juste pour entretenir la passion de revenir.

Après avoir frôlé d’aussi près l’excellence avec le Renard et le Chat forestier, avec les yeux noirs de la Martre il atteint l’excellentissime. Du grand, du très grand Fabrice ! 101 photos dont 57 de la Belle des Bois, si rare à observer et si rapide à s’éclipser. Ces 57 photos ont sans doute été choisies parmi des centaines. Quel photographe peut se vanter de pouvoir présenter plus de 50 photos d’excellente qualité de ce « foutu » mustélidé, ce brigand à poils, cet acrobate, cet Arsène Lupin ?

Il avait bien caché son jeu, Fabrice, depuis quelques années. Et personne ne l’attendait sans doute au coin du bois, avec sa belle, qui n’a rien de dormant.

Et que dire du texte ? En plus des photos, des phrases pleines d’images, de jeux de mots, de poésie, d’humour. Rare de lire des textes aussi riches illustrant des photos. Pas de chiffres, pas de données techniques, quelques horaires tout au plus. La Nature au maximum.

Merci Fabrice, tu t’es placé la barre très haut. Mais avec toi, rien d’impossible et nul doute que tu nous réserves déjà d’autres yeux à rencontrer dans la prochaine décennie.

Fabrice Cahez
Art & Nature   déclic éditions  30 €
128 pages   101 photos

« Happyculteur »

Pour la Choue, l’été est la période des tournées maintenance dans les différentes forêts pour remettre en état les nichoirs fatigués. C’est aussi la saison des frelons qui occupent les lieux et qu’il faut déloger pour que les Hulottes puissent s’installer dès cet automne.
Heureusement que deux membres de l’association sont aussi apiculteurs et prennent en main, en gants plutôt, les nids de frelons à l’intérieur des nichoirs.

C’est la rentrée

Martre des prunes (photo Reynald Hézard)

La saison des prunes est lancée et celles-ci atterrissent de plus en plus au fur et à mesure de leur mûrissement. Celles qui sont négligées par les humains font le bonheur des visiteurs nocturnes des vergers : renards et blaireaux là où ces derniers n’ont pas été trop stupidement massacrés. Une cousine mustélidée du blaireau trouve que les meilleures sont toujours celles du dessus. Comme ce n’est pas l’agilité qui lui manque, la Martre des pins se transforme en Martre des pruniers pour « la Choue ». Petit clin d’œil pour ceux qui se décarcassent à tenter de produire des nichoirs anti Martre.


Septembre : terminés les beaux jours quand les oiseaux chantent et quand les jeunes chouettes attendent de recevoir une bague à une patte. Le bilan 2018 est en cours et il sera accessible sur ce site avant la fin de l’année. Année pas extraordinaire, mais pas catastrophique non plus.
Et alors, quoi de neuf au cours de cet été ?
Consciencieusement, « la Choue » a sacrifié à la tradition des devoirs de vacances :
– remplacement de nichoirs à Hulotte vieillissants dans les forêts de Buan, Jugny et Châtillon. Nous sommes à jour dans 10 des 11 forêts. Reste Châtillon où nous avons pris un peu de retard, mais une journée de « maintenance » devrait encore s’y tenir en 2018.
Il est vrai que c’est le massif forestier le plus doté en nichoirs.

Nichoirs Tengmalm Jura

Forêt de La Joux (photo Michel Bailly)

Le 17 août, « la Choue » est sortie nettement de ses bases habituelles pour une opération « pose de nichoirs à Tengmalm anti Martre » dans le Jura, très précisément dans la forêt de la Joux. En collaboration avec plusieurs agents ONF et plusieurs membres du GOJ (Groupe Ornithologique du Jura), dont son président, une quinzaine de nichoirs ont été posés dans une dizaine d’endroits différents, soit un seul, soir deux par emplacement. Tout a été prévu pour éviter le brigand à poils, mais avec lui, tout est possible. Soyons donc prudents et remplaçons « éviter » par « limiter ». Ce sera déjà pas mal. Une seconde série d’une quinzaine est en gestation pour l’année prochaine dans une autre forêt de Franche-Comté.

– c’est bien beau de poser, mais il ne faut pas oublier de construire, sinon il va être délicat de continuer à poser. Les spécialistes du marteau et des clous ont donc veillé à éviter la pénurie et pris un peu d’avance.

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reportage Michel Bailly

Livre « La Chouette hulotte »

Monographie « la Hulotte » chez Delachaux et Niestlé. Les données recueillies par l’équipe de « la Choue » depuis 40 ans ont permis de réaliser un texte relativement complet. Ce qu’en dit l’éditeur (4ème de couverture):
« Écrite par l’un des spécialistes européens de l’espèce, qui appuie son propos sur des années d’observation de terrain, cette monographie est une mine d’informations sur la Chouette hulotte. Habitat, régime alimentaire, reproduction, menaces éventuelles ou encore mesures de protection mises en œuvre, tous les aspects concernant cette chouette peu connue sont abordés dans cet ouvrage, qui réalise une synthèse des connaissances actuelles sur cet oiseau en prenant en compte les découvertes les plus récentes ».

Cet ouvrage se trouve dans toutes les bonnes librairies, 24.90 € TTC (prix France). Il n’est pas en vente à « la Choue ».  Les droits d’auteur ont été reversés à l’association.

Pour les retardataires, il reste encore quelques exemplaires de la monographie sur l’Effraie (Alba), disponibles à « la Choue » au prix de 25 € + frais de port. Là aussi, ce sont des dizaines d’années de suivi de l’Effraie par les membres de l’association qui en ont permis la réalisation.

Château d’eau

photo Alexis Révillon

Lors d’une intervention dans le château d’eau de Grobois-lès-Tichey, près de Seurre, le personnel de la SAUR a découvert 3 jeunes effraies sur la dalle intermédiaire de l’édifice. Une vitre cassée permettait aux adultes de rentrer dans le bâtiment à mi-hauteur (fenêtres du bas sur la photo) et de monter le long de la trémie d’escalier pour atteindre la dalle béton (à mi-hauteur des fenêtres du haut) sous le réservoir d’eau.
Par précaution, et pour ne pas risquer la pollution du bassin, ils ont contacté la LPO21 qui a relayé l’information. Leur préoccupation était d’empêcher les oiseaux d’atteindre la partie haute du réservoir.
Avec Alexis (LPO21), Alain et Gérard (La Choue), nous sommes allés sur place dès le lendemain matin.
Trois jeunes Effraies étaient bien présentes sur cette plateforme.
Avec l’aide de l’agent de la SAUR, nous avons pu hisser un nichoir jusqu’à la dalle et le positionner derrière une ouverture. Les jeunes ont été placés dans la boîte et nous avons croisés les doigts pour que les parents trouvent le nouvel accès à la nichée.

photo Alexis Révillon
photo la Choue

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes revenus 9 jours après pour une visite de contrôle et la bonne surprise c’est que les 3 jeunes sont en pleine forme avec des proies à disposition. La femelle a retrouvé l’entrée du nichoir et sa nichée est en sécurité, ce qui était loin d’être le cas avant cette intervention.
Ce qu’on peut constater c’est que l’espèce s’adapte à toutes les circonstances. Par contre, le manque de sites favorables lui fait choisir des endroits pour le moins atypiques et dangereux.
Nous remercions particulièrement la SAUR et la disponibilité de ses agents qui ont permis le succès de cette opération.

photo la Choue

A Châtillon, une ornière, ça va….

Constat, photo Alain Bouard

A part pour quelques « retouches » sur des pontes tardives où il faudra repasser pour baguer des jeunes, la saison 2018 est terminée pour la Chouette hulotte. Un petit bilan vous sera proposé prochainement quand les carnets de notes auront séché.
La dernière sortie en forêt de Châtillon s’est déroulée samedi 28 avril. Les deux équipes ont pu contrôler une cinquantaine de nichoirs dans la journée et ainsi, boucler cette série de visites printanières.
La pluie s’est invitée en début d’après-midi pour compliquer sérieusement la fin de la sortie. Les chemins forestiers, transformés en bourbiers,  ont très vite eu raison des intrépides qui pensaient prendre des raccourcis pour gagner quelques minutes. Après un ou deux passages d’ornières un peu difficiles, une des voitures s’est magistralement plantée et il a fallu l’aide d’un habitant de Villier-le-Duc et de son tracteur pour sortir le véhicule. Voir une petite vidéo ici.

Après l’effort, photo Alain Bouard

 

Pousser les voitures donne soif, c’est bien connu. Après avoir mouillé l’extérieur…

Petit-duc scops

Avec la participation des habitants des différents villages de l’arrière-côte de Nuits, nous envisageons la prospection et l’étude du Petit-duc. Vous trouverez sur le flyer ci-dessus toutes les informations à connaitre.
Vous pouvez écouter le chant du Hibou petit-duc sur le lecteur ci-dessous: source: www.chants-oiseaux.fr

Et pour ne pas confondre avec le chant du Crapaud accoucheur, vous pouvez écouter son chant ci-dessous: source : www.chants-oiseaux.fr


Actualités « la Choue »

La saison 2018 est lancée, et bien lancée : plus de la moitié des nichoirs à Hulotte ont déjà vécu leur contrôle hivernal.

Les appareils photos posés à proximité de nichoirs pour essayer de mieux comprendre ce qui s’y passe ont donné des premiers résultats prometteurs : visite de Martre, d’Écureuil, mais visite moins attendue d’un Autour.

 

Le partenariat avec la Fondation Nature & Découvertes et le CD21 s’annonce prometteur. 14 de ces appareils pièges seront bientôt opérationnels.

Les 6 élus du bureau de « la Choue » auront cette année chacun une responsabilité au  sein des projets de l’association (en plus de leur rôle au bureau) :

– Reynald, le président, suite à son déménagement dans l’Auxois : « se rapprocher » des Chevêches en vue d’une étude de leur régime alimentaire,

– Alain, le vice-président : profiter de sa proximité de la zone pour se pencher, efficacement on l’espère, sur une petite population  de Hibou petit-duc. Avec à la clé la pose d’une trentaine de nichoirs récupérés suite à un projet datant d’une dizaine années, mais qui ne s’était pas concrétisé,

– Gérard, le secrétaire : suivre de près le projet Chouette de Tengmalm : pose de nichoirs anti-Martre dans une première forêt du Jura. Pose cet été et projet destiné à s’étoffer au fil des années. La Martre est responsable de l’échec de la moitié des reproductions de la Tengmalm, tant en cavités qu’en nichoirs, si ceux-ci ne sont pas protégés, De plus, les populations de Tengmalm sont en baisse, pas seulement en Franche-Comté.

– Dominique, le secrétaire adjoint : animer la nouvelle équipe Sud 71 en vue de la pose de nichoirs à Effraie,

– Hugues, le trésorier : suivi des Chouettes hulottes dans une dizaine de forêts bourguignonnes, avec l’appui de Reynald, photographe maison, pour le contrôle des appareils photos pièges,

– Denis, le trésorier adjoint : pose de nichoirs à Effraie dans le Sud 21 et le Nord 71. Suite de la série : nous en sommes à 67.

Bien évidemment, chaque responsable de projet sera épaulé par d’autres bénévoles de « la Choue ».

Si l’un d’entre eux vous tente (les projets, pas les membres du bureau !), vous êtes les bienvenus. Contactez-nous par ce site.